Nombreux sont ceux qui souhaitent investir dans l’immobilier locatif mais sont freinés par la crise économique actuelle. Ce sont par exemple ceux qui projettent de défiscaliser par le biais de la loi Pinel, sachant que la souscription à cette dernière s’accompagne de nombreuses contraintes. La question qui se pose alors est de savoir s’il vaut mieux renoncer ou non à l’investissement Pinel pendant la période de crise.

Pourquoi songer à investir sans attendre ?

Pour profiter de l’avantage Pinel sur les 6 ans, les 9 ans ou les 12 prochaines années, il est temps d’investir, en particulier si vous voulez faire l’acquisition d’une maison individuelle. Il sera trop tard en effet si vous attendez l’année prochaine, puisqu’un seul type d’immobilier est désormais éligible à compter du 1er janvier 2021 : les logements sociaux.

Rappelons qu’investir en loi Pinel c’est tirer profit d’avantages fiscaux calculés sur la base du montant de votre acquisition. Si vous avez choisi 6 ans pour faire louer le bien, vous défiscalisez à 12%. Votre avantage fiscal sera de 18% si vous vous engagez pour 9 ans, et de 21% pour 12 ans. Vous encaissez aussi des revenus locatifs et pourrez profiter d’une plus-value à terme puisque vous avez investi dans la pierre, actif qui prend de la valeur au fil du temps.

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Quels sont cependant les menaces et les risques à dégager ?

Attention car les risques Pinel existent bel et bien ; à prendre davantage en considération en période de crise ! Voici les menaces à relever avant d’investir :

  • le logement doit être loué sans interruption pendant la période pour laquelle vous avez opté (6 ans, 9 ans, 12 ans). Les vacances locatives et l’absence de versement des loyers pourraient être pénalisantes, non seulement du point de vue rendement mais aussi en ce qui concerne la remise en cause de votre défiscalisation.
  • le calcul des loyers doit considérer un plafonnement dont le barème est transmis par l’État. Vous ne pouvez donc pas les fixer comme bon vous semble. Par ailleurs, les ménages pourraient faire face à des difficultés à s’acquitter de leurs loyers en période de forte crise, comme ce fut le cas lors de la période de confinement sur toute l’étendue du territoire. Sachez donc bien sélectionner vos locataires à l’avance, la solvabilité étant le critère principal à mettre en avant au cours de cette étape de la préparation de votre mise en location.

Attention aux commerciaux qui proposent des offres alléchantes dans le but d’écouler les immeubles invendus pendant la période de ralentissement économique. Certains de ces immeubles ne profitent pas toujours du meilleur emplacement ni des atouts garantissant une mise en location sous le délai accordé par la loi (qui est de 6 mois après la livraison du bien). Sachez en outre qu’investir dans le neuf n’est désormais plus possible que dans les nouveaux quartiers qui ne se trouvent pas forcément en plein centre-ville (peu d’attractivité, peu desservi par les transports). Songez ainsi à vous tourner vers l’ancien qui profite le plus souvent de cet atout et qui vous permettra de réaliser de la meilleure plus-value à terme.

Autre point important à considérer : investir sous Pinel c’est acheter sur plan (puisqu’il s’agit d’une vente en l’état futur d’achèvement). Veillez particulièrement au respect de la date de la livraison, vigilance quant à la durée de la construction, sachant que celle-ci va prendre plusieurs mois. Ce sera la date du permis de construire qui sera considérée pour déterminer si votre maison individuelle est éligible ou non. Attention aux prévisions et aux délais en rapport au déblocage des prêts.

Pa railleurs, si vous souhaitez investir sous Pinel avec le moins de risques possible, pourquoi ne pas opter pour les sociétés civiles de placement immobilier ?